réglage fixation de ski

Comment régler ses fixations de ski ?

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Les fixations de ski sont autant des objets de sécurité que des objets de performance. Leur but principal est de prévenir les blessures tout en garantissant un maximum de plaisir de glisse. En revanche, mal réglées, elles peuvent être source de trauma, soit par déchaussement intempestif qui conduit à une chute, soit en emprisonnant la chaussure lors d’une torsion. C’est pourquoi il est primordial de faire régler ses fixations de ski par un professionnel avant de s’élancer sur les pistes. Avec l’approche de la saison, voici quelques conseils pour skier dans de bonnes conditions, sans douleur ni blessure.

 

Qu’est-ce qu’une fixation de ski ?

Tout comme les pneus d’une voiture qui sont l’élément entre la direction et la route, la fixation fait le lien entre la chaussure et la spatule. L’on connait tous les dangers de rouler avec des pneus sous ou sur-gonflés. De même sur la neige, mal régler ses fixations de skis peut avoir de graves conséquences, la première de toute : la blessure. D’ailleurs, selon l’INPES, une entorse du genou sur deux serait due à un mauvais réglage des fixations.

Une fixation de ski alpin se compose d’une butée à l’avant, d’une talonnière à l’arrière et d’une plaque sur la chaussure. Conçues pour pouvoir supporter les nombreuses secousses de la glisse, elles doivent permettre de déchausser en cas de pépin. La butée avant libère le pied de manière latérale alors que le talon relâche la chaussure vers le haut. Selon la pression rencontrée, vous déchausserez de l’avant ou de l’arrière pour éviter de vous faire mal. En France, toutes les fixations sur le marché doivent répondre à la norme internationale ISO 11088.

Régler sa fixation de ski c’est donc définir à quel niveau de pression la fixation doit libérer votre pied. Pour cela, il faudra prendre en compte votre poids, votre pointure, votre âge, votre expérience et le type de terrain à skier.

Remiser ses fixations l’été

Quand s’achève la saison de ski, rangez vos skis dans un endroit sec. Pour prolonger la durée de vie de votre matériel, il faudra décomprimer les ressorts de vos fixations. Pour cela, dévisser la butée avant jusqu’au plus petit chiffre. Côté talon, on dévisse autant que possible, une fois au maximum, revissez d’un quart de tour.

 

Comment régler sa fixation de ski ?

Le réglage d’une fixation de ski par soi-même comporte deux étapes : l’adaptation à la longueur de la semelle et l’ajustement de la valeur de déclenchement (aussi appelée DIN).

La longueur de la semelle correspond à votre pointure en mondopoint, c’est-à-dire la longueur du pied en millimètre. Ce chiffre est généralement inscrit sur la coque de la chaussure. Vous retrouvez ce chiffre sur le rail de la fixation. Selon le modèle, vous trouverez une languette à soulever ou un cran à déclipser afin de pouvoir faire glisser la talonnière dans son rail. Une fois la longueur ajustée, prenez le temps de faire un test en enclenchant la chaussure dans la fixation. Il ne doit pas y avoir trop d’espace entre le cran du talon et la fermeture de la fixation.

skieur-chausse-ses-skis

Ensuite, vient le moment de régler la valeur de déclenchement. Il s’agit de paramétrer la quantité de force requise pour engendrer le déchaussement. Elle dépend d’attributs physiques (sexe, poids, pointure), mais également de votre expérience, de votre style de pratique et de votre terrain de jeu. Un débutant sur piste ne devra pas régler ses fixations de ski de la même manière qu’un freestyler en snowpark ou d’un skieur aguerri en hors-piste. Selon votre profil de skieur, vous n’exercez pas la même pression sur vos skis, ni n’évoluez à la même vitesse. De plus, selon la qualité de la neige (damée, poudreuse, soupe, traffollée), les secousses supportées par le ski varient. Il faut donc ajuster en conséquence.

 

La norme DIN

De manière très synthétique, on pourrait résumer les valeurs DIN en fonction de votre niveau de ski de la façon suivante :

  • débutant : de 3 à 6 DIN ;

 

  • intermédiaire : 5 à 9 DIN ;

 

  • expert : de 6 à 12 DIN ;

 

  • professionnel : de 12 à 14 DIN.

 

Pour estimer votre valeur de déclenchement, le tableau AFNOR Ski rassemble les différents critères pour vous donner votre DIN en fonction de votre poids, de votre taille et de votre pointure. De là, vous pourrez ajuster plus précisément votre DIN en prenant en compte votre âge et votre niveau. Selon votre profil de skieur, vous devrez choisir la valeur de déclenchement d’une ligne au-dessous ou d’une ligne en dessous sur le tableau AFNOR Ski.

Une norme certifiée

DIN signifie « Deutsches Institut für Normung », qui est un organisme de normalisation allemand. Une fixation certifiée DIN demandera autant de force pour déclencher qu’une autre fixation certifiée DIN. Ainsi, d’une marque à une autre, d’un modèle à un autre, il n’y a qu’un seul standard.

 

Mauvais réglage : les erreurs à éviter

Roh y’a pas mal à un peu enjoliver la vérité ! Si vous mentez ne serait-ce qu’un peu sur votre niveau ou sur votre poids au professionnel qui s’occupent de votre réglage de vos fixations de skis, il peut y avoir de la casse. Vous vous sous-estimez (« je ne suis pas très bon skieur ») ou au contraire, vous modifiez quelques détails (« je vais sortir en hors-piste et envoyer du gros lourd ») ou bien encore vous vous allégez de quelques kilos : les conséquences peuvent devenir lourdes.

Des fixations très serrées peuvent être recommandées en hors-piste, où les impacts et les secousses sont plus forts que sur piste, ou bien aux skieurs très expérimentés qui mettent beaucoup de pression sur leurs skis en pleine courbe. Dans d’autres conditions, c’est le risque de ne pas déchausser et de rester ski au pied en cas de chute. Les blessures les plus courantes alors : l’entorse du genou ou la rupture des ligaments croisés.

paire de ski

A contrario, on conseille un réglage souple aux débutants, qui tombent souvent, mais également aux personnes qui ont du mal à contrôler leurs skis malgré plusieurs jours de pratique. Si vous vous pensez moins bon que ce que vous n’êtes vraiment, vous risquez de déchausser au moindre virage un peu appuyé et sortir de la courbe sur un seul ski !

De plus, il faudra veiller à faire constamment réévaluer votre réglage, car il doit être mis à jour par rapport à votre niveau. Si le dernier réglage de vos fixations de skis s’est effectué il y a cinq ans et que vous n’avez pas encore remis vos spatules depuis, mieux vaut ajuster votre niveau à la baisse, du moins pendant les deux premiers jours, le temps de retrouver votre capacité d’antan.

 

Régler ses fixations de ski : les tests

Une fixation libère le pied soit à l’avant soit à l’arrière. Pour tester la butée, fléchissez les genoux puis faites pivoter brusquement les orteils vers l’extérieur. Pour la talonnière, il faudra envoyer la jambe vers l’arrière d’un coup. Si vous n’avez pas déchaussé ou si vous avez senti une résistance avant de déchausser, vos fixations sont trop serrées. Si en revanche, votre pied se libère trop facilement, le réglage de vos fixations est trop léger.

 

On entend encore parfois que pour régler ses fixations de ski, il suffit de prendre son poids et de le diviser par 10 pour obtenir sa valeur DIN. En regardant de plus près le tableau AFNOR ski, on se rend compte que régler ses fixations de ski n’est en fait pas aussi simple. Il faut en effet prendre plusieurs critères, autant morphologiques que comportementaux, pour obtenir une valeur de déclenchement adaptée et pouvoir skier en toute sécurité. Nos équipes Go Sport Montagne seront là pour vous aider à évaluer votre niveau afin d’ajuster au mieux le réglage de vos fixations de ski.

 

Les points-clés à retenir pour bien régler ses fixations de ski :

– Le réglage initial des fixations se base sur mon poids, ma taille et ma pointure ;

– J’ajuste ensuite en fonction de mon niveau, de mon âge et de mon terrain de prédilection.

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